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PuceAccueil > La Ville > Histoire et patrimoine local > Bref historique du Blanc-Mesnil
Bref historique du Blanc-Mesnil
Bref historique du Blanc-Mesnil - {{La découverte fortuite de plusieurs haches polies et de silex retouchés ainsi que des prospections archéologiques menées dans les années soixante-dix à l La découverte fortuite de plusieurs haches polies et de silex retouchés ainsi que des prospections archéologiques menées dans les années soixante-dix à l'occasion de l'aménagement du parc urbain permettent d’envisager une présence humaine sur le territoire du Blanc-Mesnil à l’époque néolithique puis gallo-romaine.



L’existence de deux rivières, aujourd’hui canalisées, la Morée et la Molette, et la proximité d’une ancienne chaussée romaine ( route nationale n°2 et n°17) confortent cette hypothèse.

Dans les textes, la première mention, connue à ce jour, du nom de Blanc-Mesnil date de 1060. Philippe 1er, roi de France de 1060 à 1108, dote l’abbaye Saint-Vincent de Senlis, fondée par sa mère Anne de Kiev, des terres du Blanc-Mesnil, sans doute une propriété agricole avec terres et dépendances.

Au début du XIVè siècle, le village se situe à l’endroit que l’on nomme encore aujourd’hui le Vieux pays (rue Edouard Renault et alentours). Il possède un manoir seigneurial, quelques chaumières et une chapelle.

Aux alentours de 1353, les pèlerinages de la confrérie des Orfèvres de Paris à la chapelle Notre-Dame de l’Annonciation le sortent de l’anonymat. La dévotion à la Vierge durera jusqu’en 1679, la chapelle quant à elle sera détruite en 1823.

A la veille de la Révolution, Le Blanc-Mesnil comporte trois fermes, un moulin, un débit de boissons, les enseignes d’un maréchal-ferrant et d’un charron. Il possède également les domaines du Coudray (avenue Pasteur) et de Groslay (avenue Paul Vaillant-Couturier).

Le château, dont l’architecture a évolué au fil des siècles, appartient désormais à la famille de Delley de la Garde.

En vertu du décret du 14 Décembre 1789 relatif à la constitution des municipalités, Blanc-Mesnil qui a alors 110 habitants doit élire un corps municipal.

N’ayant pu trouver le nombre suffisant d'hommes pour remplir les fonctions d'officiers municipaux - il faut être imposé de 10 livres au moins pour obtenir le droit de vote -, les villageois demandent à être réunis à la municipalité d'Aulnay.

Le 9 Décembre 1792, An I de la République, sont élues de nouvelles municipalités. C'est un renouvellement complet des conseils municipaux et pour la première fois une élection au suffrage universel.

Les Blanc-Mesnilois, n'acceptant plus la tutelle d'Aulnay, ont demandé au Département l'autorisation de s'en séparer. Ce 9 décembre, Joseph Mirgon, jardinier au château, devient le premier maire du Blanc-Mesnil.

En mai 1816, Louis XVIII ordonne que les nobles rentrent en possession de leurs biens et qu’ils se substituent aux maires. Le marquis de Gourgues, maire d’Aulnay, devient ainsi maire du Blanc-Mesnil. Il met en vente l’église, le presbytère et le cimetière puis projette d’annexer le village. Projet qui sera définitivement écarté par le conseil général en 1863.

Entre temps, le château a été démoli et le comte de Lavau, héritier des Delley de la Garde, se fait édifier un pavillon de chasse. L’une de ses salles sert de mairie. L’école est dispensée dans une grange, une bergerie abrite une chapelle. Les travaux des champs ponctuent toujours la vie du Blanc-Mesnil qui a alors à peine une centaine d’habitants.

Ce sont la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Soissons en 1858 puis la création de la zone industrielle de la Molette qui vont aider à son développement.

Vingt-neuf lotissements verront le jour, les premiers à proximité des voies de chemin de fer. La mairie-école, inaugurée en 1883 dans l’actuelle rue Edouard Renault, se révèle vite trop petite et le maire André Neufinck décide de se rapprocher de ses nouveaux administrés. En 1912, un an avant l’inauguration de la gare de Blanc-Mesnil-Drancy, la mairie s’installe rue Henri Barbusse, dans le Nouveau Pays.

Les locaux deviennent rapidement exigus et vétustes. L’emplacement de l’actuel hôtel de ville, inauguré en 1967 par Robert Frégossy et dû à l’architecte André Lurçat, est né d’un projet datant de cette période, repris par Henri Duquenne, premier maire communiste élu en 1935 puis par son successeur Eugène le Moign en 1950.

La vie s’organise autour de ces lotissements et de cette population nouvelle, ponctuée par deux guerres qui ne l’ont pas épargnée. Un obus de la grosse Bertha est tombée sur l'église Notre-Dame le dimanche des Rameaux 1918 faisant 7 victimes parmi les fidèles. Deux cent six Blanc-Mesnilois ne reviendront pas de cette Première guerre (la ville a alors 2 000 habitants) Un monument inauguré au cimetière en 1999 rappelle leur souvenir.

Après la seconde guerre mondiale - la ville a été détruite à 45% -, un plan d’aménagement et de reconstruction est établi. De 1957 à 1974, une trentaine de cités vont sortir de terre, au rythme de deux ou trois par an. Pendant la même période, vingt établissements scolaires leur emboîtent le pas.

Au début des années soixante-dix, la construction de l’autoroute A3 met un terme à l’activité rurale du Vieux Pays. Dans le même temps apparaît la deuxième génération des zones industrielles : le Sous-Coudray, le Pont-Yblon.

Les réalisations des années quatre-vingt dix : le Forum et la médiathèque Edouard Glissant, le lycée Mozart, la cité Pierre Sémard, le centre d’entreprises Albert Einstein et aujourd’hui, les transformations du cœur de ville ainsi que les opérations de reconstruction des cités Pierre Montillet et Danielle Casanova, donnent à imaginer ce que sera Le Blanc-Mesnil du vingt-et-unième siècle, fort aujourd’hui de 51 416 habitants.

 
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